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En tant qu’illustrateur, dessinateur de bd (et graphiste), nous sommes sollicités de trois façons pour effectuer un travail. La première est une commande ferme, le plus souvent par un client avec qui nous avons déjà collaboré ; la seconde, c’est un prospect qui est spécifiquement intéressé par notre travail; enfin la troisième concerne la mise en compétition. Nous allons plus spécifiquement ici nous intéresser aux deux derniers cas de figure et voir comment optimiser notre réponse.

 

 

Un prospect intéressé par notre travail

Que ce soit par l’intermédiaire d’un réseau personnel, ou parce que ce client potentiel est arrivé sur notre site et s’intéresse à notre production graphique, dans ce cas de figure on part du principe que c’est uniquement à nous que s’adresse une demande.

Il va alors être important de montrer une bonne réactivité dans la réponse. Le plus souvent un prospect a une idée assez précise de ce qu’il recherche pour son projet. Et a besoin d’être rassuré. Cela peut vous sembler un peu injuste, mais même si vous avez un site qui montre 150 dessins de chiens de toute race et que le projet de ce prospect concerne les chats, il faudra peut-être lui en dessiner un, car il va se demander si vous êtes capable de faire un félin et pas un canidé.

Pour ma part, ayant une palette de style assez large (de l’humour au réalisme), ce qui peut être perturbant pour un prospect qui ne désire lui qu’un style particulier, je réalise souvent un mini-book spécifiquement pour ce client. J’ai un document Indesign tout prêt, dans lequel je mets les illustrations qui me semblent les plus proches du style et du sujet à traiter, le document est toujours personnalisé au nom de l’entreprise du prospect.

Dans ce cas de figure, on peut dire que tout va strictement dépendre de paramètres assez objectifs : notre style, le devis et les conditions de réalisation (délai, etc.) C’est donc bien parti, comme dans cette illustration réalisée pour un prospect, que j’ai un peu détournée.

 

© Jean-Paul Aussel

 

L’appel d’offre et la compétition

L’autre cas de figure très courant est la mise en compétition. Je suis référencé sur différents sites, comme Bepub, Hopwork, et contacté donc régulièrement pour différentes demandes. Comme j’en ai déjà parlé dans l’article sur le Crowdsourcing, je ne suis pas inscrit sur ces plateformes, qui sont plus un piège qu’une réelle source d’opportunités.

Passons en revue quelques cas de figures courants :

1- La demande fantaisiste

Celle-ci provient soit de personnes qui n’ont aucune connaissance des tarifs professionnels et veulent par exemple 4 pages de bd personnalisées pour un anniversaire, pour un prix de 100 euros. Soit d’associations, ou plus rarement d’agences, qui se « réveillent » quand la dead line devient vraiment très serrée.

Par exemple, le travail nécessite trois jours de travail et l’offre est proposée en effet trois jours avant. Mais c’est en comptant qu’ils vont trouver un professionnel, qui n’a pas déjà des commandes en cours… Dans ces cas-là, une réponse courtoise négative est de rigueur.

2- La demande faussement personnalisée, une compétition déguisée

On reçoit alors un mail qui stipule que l’on a été très sensible à notre book, mais à aucun moment il n’y a une référence précise à l’un de nos travaux, à l’un de nos styles. Le mail peut être accompagné de références « nous recherchons des dessins qui soient proches de ceux fournis en pièce jointe », et parfois le style de référence n’a alors aucun rapport avec le nôtre.

Dans ce cas, je réponds avec un devis, mais sans faire de dessins tests, il est en effet impossible de savoir si le mail que l’on a reçu a été envoyé à 5, 10, 30 ou 100 freelances.

3- La compétition payée ou non

Oui, parfois, et ce devrait être un comportement plus courant, des sociétés font un choix de freelances qu’ils mettent en compétition rémunérée. Même si la rémunération est faible pour ceux qui ne seront pas retenus, c’est tout de même appréciable et un gage de sérieux de la part du prospect.

Généralement, avec un échange mail ou téléphonique, il est possible d’en savoir plus sur le cahier des charges qui est fourni. Souvent, la demande d’un essai n’est pas payé dans le cas où le prospect ne finalise pas la demande.

 

Comment dessiner l’illustration test si elle est demandée ?

Pour moi il y a deux cas de figure très différents :

1. Vous êtes 6 ou moins en compétition

Une compétition reste une compétition, mais si l’appel d’offre est particulièrement intéressant et que vous trouvez que vous avez le bon profil pour la remporter, cela vaut la peine de suivre très précisément le brief et de ne pas ménager vos efforts.

Vous êtes plus de 6 en compétition

Parfois, il est même impossible de savoir combien de freelances participent à l’appel d’offre. Je me rappelle avoir participé à une compétition pour un logo institutionnel, quand j’étais créa salarié, où j’avais été classé dans les premiers sur 30. J’en étais assez content mais, comme me l’avait dit le commercial de la société, « seul la première place m’intéresse ».

Dès qu’un nombre important de prestataires potentiels est présent, j’applique un principe simple : se faire plaisir ! En effet, quelle que soit la qualité de votre illustration test, le facteur hasard ou chance va intervenir, sans compter que l’aspect financier va aussi être pris en compte et que vous ignorez dans quelles zone de prix se situent vos concurrents.

Vous pouvez donc arriver dans les premiers mais pas LE premier. Si vous suivez le brief scrupuleusement, et que malgré tout celui-ci ne vous séduit pas totalement, vous avez le sentiment d’avoir répondu pleinement aux conditions, mais vous « courrez le risque » qu’un autre freelance ait fait un peu mieux et un peu moins cher.

Pour ma part, je pense que s’il on accepte cette compétition, il est préférable de faire avant tout un dessin qui nous plaise, que l’on pourra au moins mettre dans son book et sur son site, quitte à ne pas répondre tout à fait à la demande initiale. Vous « courrez le risque » cette fois de créer un vrai coup de cœur pour votre travail, qui se démarquera de vos concurrents et, au pire, vous aurez travaillé avec plaisir.

Dernièrement, j’ai répondu à un tel appel d’offre où il fallait créer une mascotte robot. Je n’en dis pas plus au niveau de la compagnie, puisque le travail est en cours. Nous étions une dizaine à avoir été sollicités, et la compétition n’était pas payée. Le thème m’intéressait, mais je n’avais pas envie de partir sur un robot à la Wall-E, mais plutôt de partir vers l’humanoïde, avec un côté rétro dans le gilet pour une raison précise. J’ai même pu récupérer en partie pour le deuxième personnage une ancienne illustration. Voilà, je n’ai pas été retenu, mais j’aime bien mon robot et il va poursuivre sa vie sur mon portfolio.

 

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Alors, bonnes compétitions !

Jean-Paul Aussel

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    Publié par : le 02 Oct 2017

    2 commentaires :

    1. Gall gall

      Je suis prete a essayee pour. Oir se que sa donne

    2. PIAUD

      Je me lance dans le défi !

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