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Des erreurs techniques à éviter absolument dans la colorisation d’une illustration (1/4) - Parole de proBlog Lignes et Formations
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Vous avez décidé de mettre en couleur l’une de vos illustrations ou de vos pages de bande dessinée grâce à un logiciel. Mais vos manipulations risquent soit d’abîmer le fichier original, soit de bloquer d’éventuelles corrections. Voici la première des erreurs préjudiciables à la réalisation d’un visuel professionnel lorsqu’on débute dans l’utilisation d’un logiciel comme Photoshop.

1- Le problème

Vous avez trop modifié la taille du dessin original ou de certains éléments, ou fait des rotations.

Ce point est particulièrement important lorsque votre original, scanné ou dessiné directement dans le logiciel, comporte des traits nets. Par exemple des contours noirs.

Photoshop est un logiciel qui fonctionne en utilisant des manipulations de pixels et non des données absolues comme Illustrator. De façon simple, Photoshop ajoute, modifie ou supprime des pixels à chaque fois que vous changez votre visuel. Idem pour Gimp, Paint et tant d’autres. Au contraire de logiciels comme Illustrator, qui travaillent avec des formules mathématiques qui permettent de modifier les éléments d’une illustration sans aucune déperdition de qualité.

  • Si vous avez changé la taille globale de votre visuel, vous avez créé/supprimé des pixels.
  • Si vous avez fait des rotations, changements d’échelle sur un ou plusieurs éléments, vous avez créé/supprimé des pixels.

Dans le cadre de changements mineurs, cela n’a pas trop d’incidence, mais regardons ce qui se passe avec des modifications marquées. À droite, le visuel a été interpolé suite à un changement de taille.

1ère bande : nous pouvons observer que sans zoomer sur le dessin, nous ne voyons pas de modification notable.

2ème bande : sur le zoom d’un trait noir, nous voyons que dans le visuel interpolé, le logiciel a rajouté de nombreux pixels de gris sur le contour du trait.

3ème bande : la conséquence est qu’avec un remplissage paramétré de façon égale avec l’outil « pot de peinture », la couleur s’arrête trop tôt et cela crée un contour blanc autour du trait noir. C’est ce qui donne un aspect « tuyau » dans l’exemple. Ce trait blanc parasite, que l’on appelle « effet de bords », fait partie des irrégularités à éviter sur une image.

Voici ce que donnerait l’illustration colorisée suite à trop d’interpolation, c’est laid :

2- Les solutions

  • Utiliser la bonne taille d’image dès la création

Tout d’abord, vous devez toujours penser à utiliser dès le départ la résolution dont vous aurez besoin au final. Malgré les filtres de netteté de Photoshop, ou l’utilisation d’autres logiciels spécialisés dans l’augmentation de la taille d’une image, tout n’est pas rattrapable : suite à trop d’interpolation, des effets d’escalier apparaissent et aucun logiciel ne peut les corriger. Comme sur l’image suivante où la pointe de droite a été trop agrandie :

 

Si votre visuel n’a vraiment pas la bonne taille, il est préférable de le refaire avant la mise en couleur.
N’oubliez pas que les effets de bords, les flous et autres vont aussi apparaître si vous réduisez trop la taille de votre image ou de l’un des éléments de l’image.

 

  • Éviter de trop manipuler un élément

Si vous redimensionnez plusieurs fois un élément, car vous ne trouvez pas tout de suite le bon emplacement pour le positionner, pensez bien qu’à chaque changement d’échelle ou de rotation, des pixels parasites sont créés.

Donc, avant de manipuler plusieurs fois un élément faites une copie de celui-ci. Puis faites les manipulations diverses avec cette copie. Une fois que vous avez trouvé le bon emplacement pour votre élément, modifiez l’original en un seul mouvement, en vous servant de la copie comme repère.  Le fait de faire le changement d’échelle en une seule fois va minimiser les problèmes.

  • Travailler les courbes et utiliser un filtre de netteté

Regardez bien votre visuel à une taille écran de 100 %, puis utilisez l’outil courbe et un filtre de netteté comme « contours plus nets » ou « accentuation » pour redonner de la netteté à vos traits. Attention à ne pas exagérer et à ne pas répéter un filtre de netteté plusieurs fois sinon d’autres parasites vont apparaître.

 

  • Essayer une vectorisation dans Illustrator

Illustrator permet de vectoriser une image avec différents paramètres, mais le résultat n’est jamais parfait et fonctionne beaucoup mieux sur des images qui sont déjà grandes à la base.

 

  • Adapter la tolérance pour que le contour soit rempli de façon complète

L’option lissage doit toujours être cochée (sauf de rares cas) et il faut augmenter la valeur de la tolérance (dans la barre d’outils horizontale) jusqu’à ce que la couleur appliquée avec le pot de peinture aille bien jusqu’au trait.

Ici le résultat avec différentes valeurs dans la case Tolérance :

La prochaine fois, nous verrons pourquoi il faut séparer la couleur du noir dans le logiciel et pourquoi on ne doit pas tout faire sur un seul calque.

© Jean-Paul Aussel

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    Publié par : le 20 Avr 2018

    2 commentaires :

    1. Créac'h

      Jean Paul,
      Merci pour ce point très technique. J’espère le mettre en pratique dans mes compos en digital painting.
      cordialement,
      Jérôme

    2. Aussel

      Merci Jérôme, la suite devrait également vous intéresser.

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