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Des erreurs techniques à éviter absolument dans la colorisation d’une illustration (3/4) - Parole de proBlog Lignes et Formations
Accueil Parole de pro Des erreurs techniques à éviter absolument dans la colorisation d’une illustration (3/4)

Maintenant que nous avons étudié les points importants dans la préparation adéquate des fichiers, nous allons voir comment optimiser le travail pour la colorisation et les futures modifications demandées par votre sens artistique… ou vos clients.

 

1- Les problèmes

Vous travaillez directement sur le calque de noir et vous vous rendez compte que vous l’avez abimé ou que vous ne pouvez que difficilement modifier les couleurs.

Nous avons déjà évoqué ces soucis, (qui peuvent aussi arriver si vous n’utilisez qu’un seul calque de colorisation).

2- La solution

Une gestion organisée des différents éléments de votre illustration avec plusieurs calques.

En noir et blanc Il est toujours préférable d’avoir un calque avec les personnages détourés, puis un ou plusieurs pour le décor selon sa complexité et selon les modifications d’emplacement qui sont susceptibles d’arriver. Ici par exemple nous pourrions avoir 4 calques :

  • Le ciel
  • La forêt
  • Le château
  • Le cheval

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Il est préférable d’avoir donc le cheval détouré, c’est-à-dire que sa silhouette est isolée et que le corps est rempli de blanc. On peut d’ailleurs écrire des scripts pour réaliser ce type d’opération plus rapidement dans Photoshop.

Dans Photoshop (mais pas dans tous les logiciels), vous verrez le damier de transparence s’afficher, il symbolise les zones vides sur un calque. Personnellement, j’ai choisi un damier très fin et coloré en rose afin que sa visibilité soit prononcée.

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Ce calque doit rester en mode normal. Par contre le calque de couleur sera positionné par-dessus et en mode produit.

Si vous laissez le calque de couleur en mode normal, vous aurez les soucis que nous avons déjà évoqués. Le mode produit signifie que la couleur va s’additionner aux informations sur le calque noir, il va éviter que celle-ci s’arrête avant le trait comme nous l’avons vu dans la partie 1 de cette série d’articles.

Comme vous le voyez sur mon exemple ci-dessous la couleur peut déborder (en tout cas dans Photoshop) :

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Car nous allons ensuite utiliser dans Photoshop la fonction d’écrêtage.

Cliquez simplement sur le calque de couleur avec la touche ALT .

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Ce qui vous indique, dans la palette des calques, qu’il y a un écrêtage, c’est d’une part un décalage de l’image vers la droite et de l’autre une flèche que je vous ai mise en gros plan.

Les deux avantages de l’écrêtage : d’une part la couleur ne déborde pas du calque auquel elle est associée et de l’autre, le mode produit n’affecte qu’un seul calque.

Je vous conseille vraiment d’utiliser cette méthode. N’oubliez pas que le calque noir doit être rempli de blanc partout où vous désirez de la couleur.

Vos différentes mises en couleur de calque vont maintenant s’organiser comme ceci dans votre palette calque :

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Et vous utiliserez l’outil de lien pour associer chaque couleur à son calque noir. Ceci vous permettra, lorsque vous déplacerez le noir, d’avoir la couleur qui restera « collée » à celui-ci.

Vous sélectionnez les deux calques (cliquez sur l’un puis l’autre avec la touche majuscule enfoncée, puis cliquez sur le picto de chaîne en bas de la palette).

Afin de prendre tout de suite de bonnes habitudes, qui vous seront très utiles dans des fichiers complexes comprenant des dizaines de calques (et ça arrive plus vite que vous ne le pensez), profitez du fait que deux calques soient sélectionnés pour, d’un simple clic droit, choisir « Groupe d’après les calques… » dans le menu contextuel. En choisissant un nom adapté bien entendu, plus que « groupe 1 », « groupe 2 », etc.

Votre fichier est maintenant bien organisé ! La fonction groupe est disponible dans tous les logiciels.

Il nous restera à voir encore quelques points pour les finitions et corrections dans un dernier article…

Jean-Paul Aussel

Les visuels de l’article sont extraits d’une affiche pour « Les terres de Jim », copyright Jean-Paul Aussel, Metropolitan Influence.

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    Publié par : le 17 Mai 2018

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