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La couleur en illustrationBlog Lignes et Formations
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Dans la réalisation d’une illustration, le choix de la gamme de couleurs et la technique de mise en couleur elle même sont des éléments fondamentaux à prendre en compte pour que votre image fonctionne. On peut même affirmer que pour certains illustrateurs, la couleur va être au cœur de leur écriture visuelle, de leur style et va permettre de leur donner une identité forte, immédiatement reconnaissable.

La couleur

En illustration, il est indispensable de maîtriser les bases théoriques de la couleur : les contrastes, les mélanges de couleurs, les notions de couleurs primaires, secondaires et les couleurs complémentaires, la symbolique des couleurs. Vous retrouverez toutes ces notions dans votre cours de couleurs.

Que vous travailliez à l’aide des techniques traditionnelles (peinture, aquarelle, pastels etc…) ou à l’ordinateur, avec un logiciel comme Photoshop ou Illustrator, vous devez faire des choix de teintes, créer des nuanciers, décliner des couleurs pour constituer une gamme et connaître la symbolique des couleurs que vous utilisez.

Choix de la gamme de couleur

Comment choisir sa gamme de couleur ? Plusieurs paramètres interviennent :

1.Tenir compte avant toute chose de la commande du client et du contexte de votre illustration.

Par exemple, si vous faites une illustration jeunesse pour un livre ou un manuel scolaire, les couleurs ternes seront probablement à éviter (sauf si le thème et le sujet sont explicitement à réaliser dans des gammes « tristes » et ternes, mais c’est rarement le cas). Attention cela ne veut pas dire non plus utiliser toutes les couleurs vives et saturées de votre palette dans une même image. Il faut savoir doser.

Autre exemple : connaître la symbolique des couleurs est utile, si par exemple vous savez que le blanc est la couleur de deuil au Japon, vous ne l’utiliserez pas de la même façon dans une illustration ou un projet destiné à des clients japonais.

2. Travailler avec un choix restreint de couleurs.

Cela est souvent beaucoup plus efficace et harmonieux pour une image. Il ne faut pas trop en mettre, cela permet justement de créer une gamme précise et d’utiliser ensuite des déclinaisons des couleurs initialement choisies (dégradés, nuances, teintes autour des couleurs de bases choisies).

3. Connaître les tendances et développer sa sensibilité à la couleur.

L’instinct et la sensibilité à la couleur interviennent dans votre choix des couleurs. Il y a donc des notions de goûts et de subjectivité mais on parle aussi de « belle gamme de couleurs » dans le milieu professionnel ou de couleurs « vulgaires ». Cela veut dire qu’il faut connaître les tendances, savoir faire des mélanges et pas seulement utiliser les couleurs « sorties du tube de peinture », savoir créer ses propres nuanciers dans les logiciels et à la main sur la palette et développer sa sensibilité à la couleur.

Conseils

  • N’hésitez pas à vous entraîner sur un papier à part si vous travaillez dans les techniques traditionnelles. Faites vos mélanges puis testez la couleur sur un papier similaire à celui de votre rendu final.
  • Vous pouvez imprimer plusieurs crayonnés de votre illustration pour faire différents tests de couleurs avant de choisir la gamme de couleur définitive. Cela évite de refaire toute une illustration quand on s’aperçoit que finalement les couleurs ne fonctionnent pas. Pour certains projets, on fait des crayonnés couleurs. Cela peut être demandé par un éditeur avant de passer aux illustrations définitives (pour des projets longs de livre illustré par exemple).
  • Les couleurs doivent être adaptées au mode CMJN car vos illustrations seront forcément numérisées pour être reproduites, si elles sont publiées ou éditées sur papier. Une fois scannée, il faut donc passer votre illustration en mode CMJN et bien vérifier que les couleurs sont imprimables. Par exemple, le fluo ou le doré ne seront pas reproduits à l’identique, tout comme les couleurs trop vives.
  • Accepter qu’une couleur à l’écran ne sera jamais la même une fois imprimée. Vous aurez une équivalence, mais jamais la même chose qu’un écran à l’identique. Les couleurs imprimées peuvent paraître plus ternes. Revoir les notions de RVB et CMJN qui sont importantes dans le cours de couleurs.
  • Ne pas hésiter à vous créer des nuanciers personnels et à vous entraîner pour les mélanges.
  • Vous pouvez importer vos couleurs pour créer une palette personnalisée et l’enregistrer dans Photoshop ou Illustrator. Cela vous permet de réutiliser des gammes de couleurs particulières à un projet (par exemple un livre ou la création de motifs illustrés, ou la gamme de couleur d’une illustration pour une affiche qui servira aussi à d’autres supports médias par exemple).

Techniques de mise en couleur

Que ce soit à l’aquarelle, dans Photoshop ou à la peinture acrylique, toutes les techniques de mise en couleur d’une illustration ne vous conviennent pas forcément. Il faut en tester beaucoup et s’entraîner pour savoir celles qui vous correspondent.

La pratique et l’expérimentation jouent un rôle fondamental dans les techniques de mises en couleur. Plus vous faites d’illustrations et de tests de couleurs, plus vous affinez votre technique, votre perception et votre sensibilité. La quantité d’images produites et l’entraînement peuvent vraiment faire la différence dans la phase d’apprentissage.

Votre technique peut évoluer, vous pouvez l’enrichir au fur et à mesure de l’évolution de votre style et des commandes professionnelles.

Améliorer sa sensibilité à la couleur

Pour améliorer sa sensibilité à la couleur , il faut voir des expositions de peintures, consultez des revues spécialisées, s’habituer à voir des originaux d’illustrateurs. Voilà autant de choses qui vous feront progresser et qui seront un socle consistant pour apprendre à gérer la couleur dans vos images.

La culture visuelle joue un rôle primordial dans vos choix de couleurs, cela se fait naturellement, de manière inconsciente.

La pratique est bien entendu le meilleur moyen de progresser en la matière, aucune théorie de la couleur ne vos permettra de réaliser de belles illustrations si vous ne pratiquez pas. À vos palettes !

Exemples

Quelques exemples d’illustrateurs avec des gammes de couleurs personnelles et immédiatement identifiables :

Steffie Brocoli

Des couleurs fraîches et vives mais tout en subtilité. La gaieté caractérise sa palette et ses gammes de couleurs, qui font partie intégrante de son style.

http://steffiebrocoli.com/

Margaux Carpentier

Des couleurs flashy qui collent parfaitement au contenu de ses images, rappelant l’art populaire, l’art des costumes ethniques ou les objets artisanaux.

http://www.margauxcarpentier.com/

Kitty Crowther

L’ombre et la lumière, les contrastes de couleurs jouent un rôle important dans la mise en couleur de ses illustrations. La couleur est directement présente dans ses dessins, les masses colorées sont mises en place en même temps que la conception du dessin. C’est dessiné en couleur : la couleur ne remplit pas une forme, mais participe à la forme directement dès le tracé.

http://blog.picturebookmakers.com/

Références et livres sur la couleur

 

N’hésitez pas à partager avec nous vos expériences de la couleur et vos références en commentaire !

© Valérie Belmokhtar

 

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    Publié par : le 12 Juin 2017

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