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Croquis sur le vif, pour le défilé Harcourt - Parole de proBlog Lignes et Formations
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Le Mercredi 29 octobre a eu lieu le défilé de mode de Lignes & Formations, auquel ont participé les écoles Karis Formations et Natura-Dis. Pendant que les élèves photographes shootaient les préparatifs, Jean-Paul Aussel tentait de faire de même avec des outils de dessin.

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Un exercice sans filet

Autant le maniement de l’appareil photographique se prête de façon idéale au shooting sur le vif, autant les crayons, feutres et papiers sont des outils lents par rapport au clic d’un appareil. Entre le moment où le dessinateur fixe son sujet et celui où il finit son dessin, le modèle a bougé ! Et même disparu dans certains cas…

Un reportage dessiné

Certains dessinateurs se sont spécialisés dans le reportage dessiné (par exemple Joe Sacco qui a réalisé de véritables enquêtes dessinées), mais ici on est plus proche des croquis sur le vif réalisés par Cabu au sein de Charlie Hebdo pendant des années. Cabu dans ces dessins, accompagnant un journaliste, a un talent fou pour « croquer » des physionnomies, des attitudes avec une grande justesse, à la vitesse de l’éclair.

Quelles contraintes ?

Pour les élèves photographes, les reporters professionnels et moi-même, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un tourbillon de coiffeuses, maquilleuses, stylistes, modèles, tout ce monde très affairés aux préparatifs qui ont commencé dès le matin et ce sont poursuivis jusqu’au tout dernier moment, avec une toute petite pause déjeuner.
Il fallait donc déjà trouver à chaque fois un emplacement qui ne perturbe pas les autres, pas si facile de se caser et de se faire tout petit, et qui offre en même temps un angle intéressant pour la photo ou le dessin.

Un joyeux méli-mélo !

On est arrivé parfois à des situations d’arroseurs arrosé, Je dessinais une élève qui maquillait une autre élève, pendant qu’un élève photographe me photografiait, avec en bout de chaîne un reporter qui filmait l’ensemble.
L’avantage de tout ce mouvement, c’est qu’en temps normal, quand on dessine quelqu’un, il a tendance à poser un peu, à ne pas avoir une attitude absolument naturelle, alors que là tout les « modèles » étaient bien trop occupés pour prêter attention à ce qui se passait autour d’eux.

Croquis du défilé Lignes et Formations

Cerveau gauche, cerveau droit

Lorsque l’on dessine, j’en parle dans le livret Déclic Dessin, et c’est Betty Edwards qui a écrit le plus complètement sur le sujet, on est pris dans une dychotomie entre ce que veut dessiner notre tête et ce que nous voyons. Une partie du cerveau sait, ou plutôt « croit savoir » ce qui est sous nos yeux, tandis que l’autre partie a tendance à nous faire dessiner de façon sensible, « ressemblante ».
Quand on a du temps devant soi, le côté « monsieur-je-sais-tout » du cerveau est souvent très fort. Par contre, dans du dessin extrêmement rapide comme ci, c’est surtout notre partie sensible qui nous gouverne.
En clair, très rapidement, on ne « pense » plus, on devient soi-même un prolongement des outils de dessin. Ce qui m’a même amené à continuer à dessiner durant l’heure de déjeuner, pris dans une saine énergie. Il était aussi important d’arriver à mémoriser le plus possible une attitude observée, car le temps de poser les premiers traits, le modèle n’était plus dans le même mouvement, c’est donc à la fois du dessin d’observation et de mémoire.

Des outils bien adaptés

J’avais choisi essentiellement des « outils rapides », gros feutres, pinceaux et brosses, feutres pinceaux et crayons très gras et gros (du type conté pierre noire). (N’oubliez pas pour les élèves, que vous pouvez trouver votre matériel avec une réduction au Géant des Beaux Arts.)
Mais également de la peinture blanche, car dans les différents papiers que j’avais choisis, j’en avais choisi certains de couleur.
Il est aussi important dans ce type de journée intensive de croquis d’avoir des formats et types de papiers différents, cela vous permet de maintenir une saine pression, et de rebondir d’une technique à l’autre au gré de ses envies ou inspiration du moment.
Au total une cinquantaine de croquis ont été réalisés, et exposés dans le studio Harcourt dans ce qui s’appelle la « blackroom ».

croquis-defile-harcourt-1

En plus de ceux que vous pouvez voir ici, j’ai réalisé avec le logiciel Première d’Adobe, un petit film que vous pouvez voir dans cet article de mon blog :
http://holomoon.over-blog.com/2014/11/309-croquis-in-harcourt.html

Jean-Paul Aussel

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    Publié par : le 19 Nov 2014

    1 Commentaire :

    1. Alain Julien

      Merci pour ce beau partage !

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